Ma force c'est mon coeur


Ma force c'est mon cœur.
On fait ce que l'on peut.
Avec nos rêves qui fréquentent, flirtent et se moquent de nos réalités.
Je fais ce que je peux, à supporter l'insupportable,
Avec mes cauchemars qui choisissent de danser sur mes nuits.
Je fais avec mes secrets, qui sécrètent des évidences.
Je fais avec le reste du monde, souvent en apnée, entre vouloir hurler ou suffoquer, j'hésite souvent.
Faut faire avec les autres, et leurs attentes, et puis des fois c'est moi qui n'attend plus rien d'eux.
Je me faufile dans mes espaces, je prends place dans mes impasses.
Je bloque l'accès pour mieux en rire, fermer la porte, et en pleurer.
Je trouve que ces deux émotions se complètent bien.
Je ris autant, aussi souvent que ce que je vide mes trop plein.
Je ris aux larmes, je pleure de rire
Je fais avec.
Ce qu'on en pense, ce que j'en pense moi.
Vous savez chaque jour, on m'envoi des captures d'écran de mes textes, volés, pillés, dénudés de mon nom, mais remplie de mon âme.
J'essaie à présent de me détacher de ça.
Mais complètement.
Finalement je suis l'alimentation générale.
Je vais essayer d'être moi.
C'est déjà pas mal.
Pour les autres, c'est fort dommage, ils ne sont pas eux, mais pire, ils vivent et se font mousser en prenant ma peau.
Alors je ne suis pas reconnu, ça me blesse, c'est vrai.
J'aurai aimé vivre de mes mots.
Mais c'est eux qui vivent, et quelque part je vis à travers eux malgré vos transformations ( maintenant on enlève le féminin, pour le mettre au masculin)
Je génère des éloges, des émotions, des belles choses.
Des pages, des sites internet, me pillent et savent exactement ce qu'ils font.
Faites.
De toute manière, moi je pourrai toujours prendre racine en chacun de mes sentiments.
Je sais exactement me libérer de quoi vous êtes esclaves finalement.
Je sais parler d'amour, et le partager.
J'ai des lecteurs d'une sincérité incroyable et j'ai su attiré aussi les belles âmes.
Il y aura toujours les copieurs.
Ça a toujours existé.
Les plus grands ont été copiés.
Je dois finalement retiré une certaines fierté, au lieu de générer en moi de la colère.
Vous m'avez énervé au plus haut point.
Et puis j'ai décortiqué mon ressenti.
C'était mon ego.
Cette bête indomptable qui gueulait vouloir être associés à ce qu'elle pensait.
Mon cœur lui, il donne!!
Il est sans fond, sans fin.
Prenez tout.
Ne laissez pas une miette.
Vous me faites vivre. Exister.
Même sans mon nom mes mots ont une portée et garde leur puissance de quête de vérité.
De grandeur et d'absolu.
Même sans plus rien, je serai.
Car j'écris non pas avec mon ego, lui il parle trop.
J'écris avec l'encre de mon cœur.
Et ça, que vous le vouliez ou non, ça transpirera toujours de mes mots.
Ça laisse une emprunte.
Ils sont enchaînés à moi, même sans le lien qui me relient à eux.
Même si vous avez les applaudissements, les retombées, moi j'ai la fierté.
L'hommage, il est dans mon travail de recherche, d'invention, d'imagination, de réalité et de beauté.
"Je préfère être détesté pour ce que je suis que d'être aimé pour ce que je ne suis pas"
Georges Simenon.
Alors je vais continuer.
À alimenter vos petits désirs de likes, d'abonnés.
Effacez ce que vous voulez, mettez le au masculin, au pluriel, au sens propre, vous resterez l'âme impropre.
Le cœur délavé et vos sens ne se développeront jamais.
Les miens je sais les aiguiser, les déguiser, les affûter, les affiner, les trancher sec, les modeler sévère, les caresser dans tous les sens.
Soyez les bienvenus.
Vous faites vivre mon art, et je vais avoir l'art de m'en foutre.
Vous êtes ma copie non conforme. Ma version copié sans coller à ma peau.
Je serai toujours la première à ressentir, et à animer en moi, en mots, mes textes, et je vais continuer pour être au plus haut de moi même, là, où vous vous servez, puisque vous n'avez pas la moitié de mes sentiments.
Ma force chez moi, c'est d'avoir du cœur.

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