On ne te croira belle


On ne te croira belle
Qu'autant que je l’aurai dit
Ta passion est démentielle
Je n'ai jamais su d'où surgit
L'ode extatique et angélique
Au chant du chardonneret
Nourri de bon miel et de blé
Cerné de menthe et de basilic
Ton doux ramage euphorique
Enrobé de ton amour héroïque
Dépayse toutes mes frayeurs
Et réanime mon tendre cœur 
Du haut de tes séductions
Tu excites mes convulsions
Et avec tes bouffées de fièvre
Tu m'assièges ; agonisant
Sur le perron de tes lèvres
Mon amour aux yeux rêveurs
Je te veux, tu es ma demeure ...
Je suis fou d'amour et éperdu
Dans l'immensité de ta forêt
Je respire tous tes souhaits
Et au lointain, à perte de vue
Ta mosaïque fluorescente
Élégante et conquérante
Squatte tous mes soupirs
Se mêlant ; ton fou sourire
M'intoxique et me raffale ;
Ton armée est infernale
Et au lieu de me secourir ...
Tu rajoutes à mon mal
Mon âme est préoccupée
Tu saignes entre mes côtes
Mon sommeil s'est égaré
Et ton incendie qui tremblote
Dans mes entrailles ; brûle
Avec quelle cruelle ardeur ;
Ma bien-aimée ; ma douceur
Je veux mourir dans ta bulle
Toutes les larmes de tes yeux
Ont coulé et j'en suis heureux
Et pour combler tous tes pleurs ;
Ému, je t'offre mon coeur
Prisonnier de tes chaudes sueurs
Et noyé dans le feu de ton odeur
Expatriant toutes mes douleurs ;
Tu as transformé mes peurs
En une taverne de bonheur
Je t'aime

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